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Rassemblement à Mons en soutien à Mustapha Awad

 
Manifestation du "Comité Free Mustapha" devant l'Hôtel de Ville de Mons
Manifestation du « Comité Free Mustapha » devant l’Hôtel de Ville de Mons – © RTBF

Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées ce mardi en début de soirée sur la Grand-Place de Mons, à l’appel du « Comité Free Mustapha ». Ils demandent au Conseil communal de Mons de soutenir la libération de Mustapha Awad, condamné le 28 novembre dernier à 12 mois de prison par la justice israélienne. Il est accusé d’appartenir au Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), une organisation considérée comme terroriste par Israël.

 
Mustapha Awad est un artiste belge d’origine palestinienne. Né dans un camp de réfugiés au Liban, il a décidé en juillet dernier d’aller visiter pour la première fois de sa vie le village de sa famille. A son arrivée, à la frontière entre Israël et la Jordanie, il a été arrêté et emprisonné. Le « Comité Free Mustapha » dénonce « des traitements inhumains et des aveux obtenus sous la contrainte ». Ibrahim Khayar, médecin dans la région de Mons, est membre de ce comité. Pour lui, cette affaire est un dangereux précédent: « Il s’agit d’un ressortissant belge qui n’a jamais mis les pieds en Israël, qui est arrêté à la frontière et qui a été arrêté sans jamais connaître son motif d’inculpation. Du coup je pense que c’est une situation qui peut tous nous concerner et il y a lieu de s’interroger sur les limites que peut outrepasser Israël en matière de respect du droit international« . Le Comité Free Mustapha attend de la Ville de Mons qu’elle prenne position dans ce dossier: « j’attends du bourgmestre Nicolas Martin qu’il demande au Ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders et au Premier ministre Charles Michel de se positionner fermement, face à leurs homologues israéliens pour demander la libération immédiate de Mustapha Awad« .

Publié sur RTBF le 11/12/2018

En cette fin d’année, n’oublions pas Mustapha !

Ecrivons-lui une carte, une lettre pour rompre son isolement :

Prison of Gilboa
To the attention of Mr. Mustapha AWAD
P.O.B. 65
Gilboa
State of Israel

 

Notre ami Mustapha Awad (arrêté par Israël le 19 juillet de cette année, alors qu’il voulait seulement visiter le pays de ses ancêtres, et condamné injustement à un an de prison) n’a toujours pas pu donner un seul coup de fil à sa famille, des réfugiés palestiniens au Liban. Il ne peut même pas recevoir leur visite.

Mustapha a passé par des semaines d’interrogatoires sévères, immanquablement accompagnés de torture. Il est emprisonné dans les conditions sévères d’une prison de sécurité.

Dans des interviews, Salah Hamouri, avocat franco-palestinien et ancien prisonnier, explique souvent à quel point la privation de visite peut être pénible pour les détenus. Lui-même était aussi privé de visite familiale : sa femme et son enfant sont interdits d’entrée en Israël.

Lors de son passage à Bruxelles, Salah a lancé un appel :

Ecrivez à Mustapha !

Vos cartes, vos lettres passeront évidemment d’abord par la censure israélienne, mais sachez qu’elles seront d’un grand réconfort pour Mustapha.

Faisons par la même occasion savoir aux autorités de l’occupation que nous n’oublions Mustapha et que nous voulons sa libération !

Ambiance combative et solidaire pour Mustapha à Mons

Étaient au menu de « Mons pour Mustapha », ce 11 décembre : Performances dabkeh de membres du groupe Raj’een et du groupe de danse freestyle de la Maison des jeunes de Cuesmes et un entretien avec le bourgmestre Nicolas Martin et l’échevine de la participation citoyenne Charlotte De Jaer. Et surtout aussi, une belle ambiance combative et solidaire avec Mustapha.

Voici le mot d’accueil d’Ibrahim Khayar, organisateur, qui lança aussi la nouvelle campagne du Comité Free Mustapha : « Write to Mustapha »

Bonjour à toutes et tous,

Au nom du Comité Free Mustapha dans son entièreté et des associations qu’il représente, j’aimerais vous remercier du fond du cœur d’être venus si nombreux aujourd’hui. Cela fait 145 jours que Mustapha, notre ami mais cet artiste belge plein de talent, réfugié reconnu a été arrêté et enfermé dans les prisons israéliennes alors qu’il attendait soin premier passage en Israël pour la première fois de sa vie pour voir son village ancestral. Mustapha n’avait jamais pu aller en Palestine auparavant, et c’était un rêve pour lui qui s’est transformé en cauchemar. Il a été arrêté sans qu’on l’informe de la raison de son arrestation et il a fallu attendre vingt jours, vingt longues journées, avant que notre consul puisse le voir. Durant ces vingt jours il aura subi des traitements assimilables à de la torture, notamment, des auditions qui ont duré plus de 20h sur 24 sans repos ou des déprivations de sommeil. Depuis qu’il est emprisonné il n’a également pas pu entrer en contact avec ses proches pour les rassurer, et leur faire savoir sa condition.

Hier, on célébrait la journée internationale des Droits humains, et on sait par des organisations internationales telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch et la FIDH qu’Israel , qui se dit seule démocratie du Moyen-Orient, utilise des techniques d’interrogatoires comme la torture de façon massive lors de ses interpellations et durant ses interrogatoires. Ici c’est un ressortissant belge qui est concerné et c’est la raison pour laquelle nous sommes ici, c’est pour que nos responsables politiques les plus proches, puissent faire écho à notre demande au niveau national et demander que notre gouvernement et nos responsables politiques, Mr Reynders et Mr Michel, puissent prendre position de manière ferme et demander la libération de Mustapha, comme il se doit au regard du Droit International.

On a appris il y a une dizaine de jours que Mustapha avait dû plaider coupable pour des faits qu’il n’avait pas commis, pour obtenir une peine d’emprisonnement plus courte. Nous comprenons cela car nous connaissons une situation similaire, celle de Salah Hammouri, l’avocat franco-palestinien qui a été jugé puis condamné pour des faits similaires l’an dernier, mais qui a pu être libéré récemment après 13 mois de détention administrative. Et l’explication de sa libération prématurée est bien simple, elle est à chercher sur le terrain, où de nombreuses personnes se sont mobilisées et ont interpellé le Président Macron jusqu’à ce qu’il ait à prendre position. Parce que nous ne sommes pas impuissant, la Belgique dispose d’outils diplomatiques, et a montré plus d’une fois qu’il savait les utiliser. Il faut juste pour qu’elle le fasse qu’elle nous sente chaud et motivés à aller jusqu’au bout pour demander la libération de Mustapha.

Une dernière chose avant de passer le micro à ses amis proches, de Rajeen, si vous désirez soutenir la campagne, vous pouvez le faire de manière très concrète en soutenant ses frais d’avocats et les autres frais liés à son incarcération, ses frais d’avocats s’élèvent à 15.000€, et ce matin nous avions récoltés 9.482€. N’importe quel montant compte et on fait passer le numéro de compte sur lequel vous pouvez effectuer le versement. Aujourd’hui nous lançons également la campagne « Write to Mustapha » parce que Mustapha n’a droit à aucune visite, et son seul lien avec l’extérieur, c’est les lettres qu’il peut recevoir. Vous trouverez également sur le papier l’adresse à laquelle vous pouvez lui écrire. On vous remercie encore une fois du fond du cœur et maintenant je laisse la parole à Rajeen, la troupe de danse que Mustapha a cofondée.

Le rassemblement s’est terminé aux cris de « Free free Mustapha » « From the river to the sea, Palestine will be free »

Pour écrire à Mustapha : Mustapha Awad, Gilboa prison, DN Emek Yzrael, Gilboa, Israel 10900

Pour soutenir la campagne : Free Mustafa BE96 7360 5044 3805 BIC: KRED BE BB

Interpellons nos responsables politiques pour la libération de Mustapha !

Belle mobilisation pour la libération de Mustapha à Mons ce mardi 11 décembre ! Une centaine de personnes était présentes et une délégation a pu être reçue par le Bourgmestre Nicolas Martin, qui a accepté de s’enquérir auprès de Mr Reynders, ministre des Affaires Etrangères, du sort de Mustapha !

De droite à gauche sur la photo : Ibrahim Khayer, organisateur du rassemblement, le bourgmestre Nicolas Martin, l’échevine Charlotte De Jaer, échevine de la participation cityoenne (et cheffe de groupe ECOLO à Mons). Le conseiller communal PTB John Beugnies était également présent à l’entretien.

N’hésitez pas à interpeller vous aussi vos responsables politiques locaux afin qu’ils puissent faire écho au ministre des Affaires Etrangères de notre inquiétude quant au sort Mustapha!

Ci-dessous la lettre qui avait été envoyé au bourgmestre :

Monsieur le Bourgmestre Nicolas Martin,

Mesdames et Messieurs les échevins,

J’ai l’honneur de vous écrire ce jour au nom d’un nombre considérable de citoyens et citoyennes montois, ainsi qu’au nom de plusieurs associations montoises qui depuis plusieurs mois s’inquiètent du sort de notre concitoyen Mr Mustapha Awad, récemment condamné et emprisonné injustement en Israël.

Mr Awad, un artiste et ressortissant belge, a été arrêté à la frontière jordano-israélienne le 19 juillet dernier, soit il y a exactement 145 jours, alors qu’il attendait de pouvoir effectuer son premier passage en Israël. Il désirait profiter de ses vacances en tant qu’ouvrier pour visiter pour la première fois le village ancestral de sa famille, lui qui était né dans un camp de réfugiés au Liban et avait obtenu la nationalité belge il y a près d’une dizaine d’années. Aucune raison n’a alors été donnée à son arrestation.

Il a ensuite connu de longues semaines d’interrogatoires, durant lesquelles ses proches n’ont eu accès à aucune information quant à sa situation et à son état de santé. Il est désormais avéré que les interrogatoires auxquels Mr Awad s’est trouvé confronté furent musclés : il a été longuement privé de sommeil, et il a subi des atteintes à son intégrité physique, malgré qu’il présentât des problèmes de santé chroniques qui le rendent particulièrement fragile. Après plusieurs semaines de détention, il a été inculpé du chef d’accusation d’« appartenance à une organisation illégale », sur base d’aveux obtenus sous la contrainte. Il est nécessaire de rappeler ici que toute organisation palestinienne de résistance à l’occupation israélienne (laquelle est illégale au regard du Droit International), est considérée par Israël comme une organisation « terroriste », même si cette organisation est pacifique.

C’est pour ces raisons que s’est formé au courant du mois d’août dernier un comité « Free Mustapha » dédié à apporter son soutien à Mr Awad, notamment en sollicitant la diplomatie belge afin qu’elle intervienne et demande sa libération immédiate et la fin des traitements inhumains qu’il subit, eu égard aux circonstances pour le moins floues de son arrestation. Au départ constitué par ses proches et ses amis, le comité a pu rapidement s’appuyer sur le soutien de nombreuses organisations et associations qui soutiennent son appel, et notamment plusieurs dans la région de Mons-Borinage. Ce sont elles qui ont organisé ce mardi 11 décembre un rassemblement devant l’Hôtel de Ville et c’est en leur nom que je me permet de vous interpeller en votre qualité de leur représentant le plus direct et le plus proche, à même de relayer leurs inquiétudes en tant que citoyens. Nous pensons en effet que la situation de Mr Awad nous concerne tous en tant qu’elle constitue un dangereux précédent quant à l’assistance diplomatique qu’un citoyen belge est en mesure d’attendre lorsqu’il est arrêté dans un pays étranger, ici en Israël.

Nous nous adressons donc à vous afin que la Ville de Mons soutienne notre demande auprès des autorités compétentes, à savoir le Ministre des Affaires Etrangères Mr Didier Reynders : qu’il réclame avec nous sa libération immédiate.

En espérant de tout cœur que vous accéderez à notre demande, nous vous assurons, Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les échevins, de l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Pour le Comité « Free Mustapha » et les associations qu’il représente,

Dr Khayar Ibrahim

Press release 29/11/2018

Persmededing Nederlands : onderaan
Communiqué en français : en-dessous
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Free Mustapha Committee Press Release – 29/11/2018
Belgian worker and artist Mustapha Awad sentenced to one year in prison in Israel.

Yesterday our dear friend Mustapha Awad was sentenced by an Israeli court to 12 months in prison. He was sentenced on the basis of « confessions » obtained under conditions related to torture (secret detention, forced interrogation 20H/day, sleep deprivation).
In reality, it is an empty file, dealing with facts for which he could not be convicted in Belgium.

Mustapha is accused of belonging to an « illegal » organization: for Israel any organization that resists occupation and apartheid is illegal. The Israeli court mentions a « training »: in fact, it is a computer security course, which could be organized by any human rights organization. As for support for « financing », the facts mentioned concern humanitarian action.

Once again, the Free Mustapha Committee asserts that Mustapha’s imprisonment is fundamentally unfair and unacceptable and the Committee will continue to demand his immediate release, as well as the end of Belgium’s official silence around this affair.

This message was also delivered at meeting with the Foreign Ministry on the day of conviction in Israel by delegation composed of An Muylaert – Mustapha’s Belgian mother, Alexis Deswaef – Honorary President of the League of Human Rights, Pierre Galand – President of the ABP and the World Organization Against Torture, Hamdan Al Damiri, and Myriam De Ly – members of the Free Mustapha Committee.

The delegation firmly asked that Minister Reynders take a public stand that Belgium can not tolerate such violations of international law and human rights and calls for the immediate release of Mustapha Awad.
The Free Mustapha Committee has already organized a new protest action. It will take place on Tuesday, December 11, at 17:30 on the Grand Place of Mons.

Freedom for Mustapha! Freedom for all Palestinian prisoners!

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Persmededeling van Comité Free Mustapha – 29/11/2018

De Belgische arbeider en artiest, Mustapha Awad, is veroordeeld tot één jaar gevangenisstraf in Israël

Gisteren werd onze vriend Mustapha Awad veroordeeld door een Israëlische rechtbank tot 12 maanden gevangenisstraf.

Hij werd veroordeeld op basis van « bekentenissen » bekomen onder omstandigheden die onder de categorie martelingen kunnen ondergebracht worden (ondervragingen 20 u op 24, beroven van slaap…).

In werkelijkheid gaat het om een leeg dossier, over feiten waarvoor hij in België niet kan veroordeeld worden.

Mustapha wordt ervan beschuldigd lid te zijn van een « illegale» organisatie. Israël beschouwt elke organisatie die zich verzet tegen de bezetting en apartheid als illegaal. De Israëlische rechtbank spreekt over een « training» : in de feiten gaat het over een computer cursus over beveiliging van gegevens, die kan georganiseerd worden door gelijk welke organisatie die mensenrechten verdedigt. En in verband met steun aan « financieringen», gaan de feiten over een humanitaire actie.

Eens te meer stelt het Comité Free Mustapha dat de detentie van Mustapha fundamenteel onrechtvaardig en onaanvaardbaar is en zij zal verder blijveren ijveren voor zijn onmiddellijke vrijlating, alsook voor het stoppen van de officiële stilte van de Belgische regering rond heel deze zaak.

Een delegatie van het Comité Free Mustafa deelde dat op 28 november ook mee op het ministerie van Buitenlandse Zaken. Dit was op de dag zelf dat Mustapha werd veroordeeld. Deze delegatie bestond uit An Muylaert, de Belgische moeder van Mustapha, Alexis Deswaef, ere-voorzitter van Ligue des Droits de l’homme, Pierre Galand, voorzitter van ABP en van Organisation mondiale contre la torture en Hamdan Al Damiri, en Myriam De Ly, leden van Comité Free Mustapha.

De delegatie vroeg met aandrang dat minister Reynders publiek een standpunt inneemt, dat hij verklaart dat België schendingen van het internationaal recht en van de rechten van de mens niet kan aanvaarden en dat hij de onmiddellijke vrijlating van Mustapha Awad eist.

Het Comité Free Mustapha roept op tot een nieuwe protestactie. Deze zal doorgaan op dinsdag 11 december, om 17 h 30, op de Grote Markt in Bergen.
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Communiqué de presse du Comité Free Mustapha – 29/11/2018

L’ouvrier et artiste belge, Mustapha Awad, a été condamné à un an de prison en Israël

Hier notre cher ami Mustapha Awad a été condamné par une cour israélienne à 12 mois de prison.
Il a été condamné sur base d’ « aveux » obtenus sous des conditions apparentées à la torture (mises au secret, interrogatoires musclés 20 h sur 24, privation de sommeil).

En réalité, il s’agit d’un dossier vide, portant sur des faits pour lesquels il ne pourrait pas être condamné en Belgique.

Mustapha est accusé d’appartenir à une organisation « illégale » : pour Israël toute organisation qui résiste à l’occupation et à l’apartheid est illégale. La cour israélienne évoque un « entraînement » : en fait, il s’agit d’un cours de sécurisation informatique, qui pourrait être organisé par n’importe quelle organisation de droits de l’homme. Quant au soutien à des « financements», les faits évoqués concernent une action humanitaire.

Une fois de plus, le Comité Free Mustapha affirme que l’emprisonnement de Mustapha est fondamentalement injuste et inadmissible et qu’il continuera d’exiger sa libération immédiate, ainsi que la fin du silence officiel de la Belgique autour de cette affaire.

C’est d’ailleurs ce qu’a communiqué une délégation du Comité, composée d’An Muylaert, la maman belge de Mustapha, Alexis Deswaef, président d’honneur de la Ligue des Droits de l’homme, Pierre Galand, président de l’ABP et de l’Organisation mondiale contre la torture et de Hamdan Al Damiri, et Myriam De Ly, membres du Comité Free Mustapha, au ministère des Affaires étrangères le jour même de la condamnation en Israël.

La délégation a demandé avec fermeté que le ministre Reynders prenne position publiquement, qu’il dise que la Belgique ne peut pas tolérer de telles violations du droit international et des droits de l’homme et qu’il réclame la libération immédiate de Mustapha Awad.

Le Comité Free Mustapha a d’ores et déjà organisé une nouvelle action de protestation. Elle aura lieu le mardi 11 décembre, à 17 h 30 sur la Grand’Place de Mons.

Liberté pour Mustapha ! Liberté pour tous les prisonniers palestiniens !

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes debout, chaussures et plein air
 

4 365 personnes atteintes

L’inexcusable timidité du gouvernement belge face à Israël et l’emprisonnement d’un de ses citoyens

Le surréalisme était autrefois l’apanage des peintres en Belgique. Aujourd’hui, même les diplomates du pays semblent l’avoir maîtrisé. Car il y a quelque chose de surréaliste dans la façon dont ils utilisent le personnage de bande dessinée Spirou, en tant que défenseur des droits de l’homme, tout en refusant de défendre un artiste belge, un être bien réel celui-ci, dont les droits de l’homme sont bafoués par Israël.

Mustapha Awad, éminent représentant de la danse traditionnelle palestinienne, le dabke, a été arrêté par les autorités israéliennes en juillet dernier. Awad est un Palestinien de nationalité belge. Pourtant, le gouvernement belge pratiquement gardé le silence sur son maintien en détention.

Le silence a finalement été brisé la semaine dernière. Didier Reynders, le ministre belge des Affaires étrangères, a tweeté que l’assistance consulaire a été fournie à Awad et qu’il avait été demandé à Israël de clarifier les accusations portées contre lui. Des tweets d’une timidité inexcusable :

Les allégations d’Israël selon lesquelles Awad appartiendrait à une organisation « terroriste » ont été catégoriquement rejetée par son équipe juridique. Les autorités israéliennes n’ont présenté aucune preuve crédible contre Awad, ainsi que l’a reconnu Reynders.

Mustapha Awad est un Palestinien qui n’était jamais allé en Palestine auparavant. Âgé de 36 ans, il est né à Ein al-Hilweh, un camp de réfugiés au Liban. La Belgique a reconnu son statut de réfugié à l’âge de 20 ans. Israël l’a arrêté cet été alors qu’il tentait d’entrer en Cisjordanie occupée via la Jordanie.

Mauvais traitements

Si la Belgique prend son devoir de protéger tous ses citoyens au sérieux, le gouvernement doit exiger la libération immédiate et inconditionnelle d’Awad.

L’affirmation de Reynders, par Twitter interposé, selon laquelle la Belgique fait tout ce qu’elle peut ne résiste pas à l’examen. Il a fallu presque trois semaines avant qu’un diplomate belge aille voir Awad en prison. Awad n’a pas pu entrer en contact avec sa famille ou avec ses amis. Selon ses avocats, Awad a été maltraité, notamment par privation de sommeil.

Reynders a réagi plus rapidement quand un autre citoyen belge, Amaya Coppens, a été arrêté au Nicaragua, où elle aussi a été accusée de terrorisme.

Alors qu’il a attendu deux mois et demi avant de faire tout commentaire public sur l’affaire Awad, Reynders a exprimé son malaise à propos de la situation de Coppens dans les deux jours suivant son arrestation. Et il a tenu à discuter de la question avec des représentants du Nicaragua lors de sa visite à New York pour l’Assemblée générale des Nations Unies.

Charles Michel, le Premier ministre belge, s’est fait photographier serrant la main de son homologue israélien, Benjamin Netanyahu, au cours de la même réunion. Rien n’indique que Michel ait profité de l’occasion pour faire pression pour la libération d’Awad.

https://twitter.com/IsraelinBelgium/status/1045206782975651841

Pourquoi le gouvernement belge adopte-t-il des attitudes si différentes dans les deux affaires ?

Sous la présidence de Daniel Ortega, le Nicaragua entretient des relations tendues avec l’Occident. Les affrontements avec l’administration de gauche à Managua ne présentent aucun coût politique ou économique majeur pour la Belgique.

Double standard

À l’inverse, la Belgique se vante de ses relations cordiales avec Israël. Parfois, les diplomates belges vont même jusqu’à louer les musiciens de leur pays qui apportent une «grande ambiance» quand ils jouent Tel Aviv. Cet éloge insensé ne tient pas compte du fait que ces musiciens ont refusé de répondre à l’appel palestinien au boycott d’Israël.

La Belgique et Israël sont des partenaires commerciaux importants. Anvers – la deuxième ville de Belgique – et Tel-Aviv sont des acteurs importants du commerce mondial du diamant, grâce à une interaction étroite entre les deux.

https://twitter.com/BelgiuminIsrael/status/1044339281433628672

Plus de 40% de tous les produits israéliens importés en Belgique en 2017 sont constitués de métaux précieux et pierres précieuses. L’armée belge est également un client de la société d’armement israélienne Elbit Systems.

L’année dernière, la Belgique a brièvement indiqué qu’elle serait peut-être disposée à se comporter avec un peu moins de déférence envers Israël. Elle a pris les devants parmi un groupe de pays de l’UE en protestant contre les destructions causées par Israël à des projets d’aide qu’ils avaient financés en Cisjordanie occupée.

La protestation a fait long feu, parce que la Belgique ne l’a pas accompagnée de menaces de sanctions ou de poursuites judiciaires. De manière prévisible, Israël a continué à vandaliser des écoles palestiniennes financées par les contribuables européens.

C’était un assaut vicieux contre le droit à l’éducation [des enfants palestiniens]. Cependant, plutôt que de contester l’agression israélienne, la Belgique punit les Palestiniens. La Belgique a annoncé en septembre qu’elle avait coupé le financement des écoles administrées par l’Autorité palestinienne. Ce faisant, la Belgique a capitulé sous la pression de lobbyistes pro-israéliens qui ont objecté qu’une école portait le nom d’un combattant de la résistance palestinien.

Israël attribue de manière habituelle le nom de criminels de guerre à ses rues et à ses institutions, et continue de célébrer ouvertement les terroristes qui ont bombardé le l’Hotel King David à Jérusalem en 1946. Cette violence n’a jamais été un obstacle au soutien de la Belgique à l’État israélien.

La Belgique étant une société multiculturelle, elle devrait être fière de Mustapha Awad. Il a dirigé la troupe Ra’jeen Dabke avec beaucoup d’enthousiasme. Je me souviens du sourire radieux qu’il a eu à la fin d’une performance entraînante du groupe dans une université bruxelloise, plus tôt cette année.

Le refus de Didier Reynders d’exiger la libération d’Awad relève du double standard et, très probablement, du racisme.

Le ministère belge des Affaires étrangères suit un scénario qui ressemble à celui de «Animal Farm» de George Orwell. Tous les citoyens sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres.

David Cronin                


Cet article de David Cronin a été publié sur Electronic Intifada le 16 octobre 2018, sous le titre «Belgium refuses to demand release of citizen jailed by Israel» – Traduction : Luc Delval pour www.pourlapalestine.be

 

Nicaragua – Israël : deux poids, deux mesures ? Les cas d’Amaya Coppens et de Mustapha Awad

Carte Blanche paru sur Le Vif, le 9/10/2018

Lundi 10 septembre, Amaya Coppens, une jeune étudiante en médecine belgo-nicaraguayenne, était arrêtée dans la ville de Leon, au Nicaragua, par la police locale. Elle était engagée dans le Mouvement étudiant du 19 avril, fer de lance de la contestation du régime de Daniel Ortega. Les chefs d’accusation utilisés pour justifier sa détention ont été rapidement connus : terrorisme, port d’arme illégal, incendie criminel, séquestration, tous fermement rejetés par les proches d’Amaya. Son père note en effet que les accusations de terrorisme sont, dans le cadre de la répression du régime, utilisées abusivement, y compris pour les rassemblements les plus pacifiques. Amaya, ajoute son père, est « très motivée par la lutte contre l’injustice et contre l’autoritarisme » du régime en place

Deux jours après son arrestation, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, intervenait en personne, afin de faire savoir que «s’il n’arrivait pas à avoir un contact efficace dans les jours qui venaient, il prendrait évidemment aussi contact avec son collègue (homologue) nicaraguayen au moment de l’Assemblée générale des Nations unies». C’est effectivement ce qu’il a fait, après que les autorités consulaires avaient préalablement obtenu une rencontre entre la jeune fille et son père. Celle-ci fut brève, certes, mais on peut imaginer le soulagement qu’elle a pu procurer à Amaya, et l’influence positive qu’elle a pu avoir sur son moral ainsi que sur celui de ses proches.

En ce moment, Amaya est encore dans l’incertitude quant à son sort, mais le vice-Premier ministre Reynders a, vendredi dernier, déclaré que «si les déclarations qui lui avaient été faites étaient correctes », il avait «l’impression qu’Amaya serait l’une des premières prisonnières à être libérées».

Mustapha Awad a, quant à lui, été arrêté par les forces armées israéliennes le 19 juillet dernier, soit il y a plus de deux mois, à la frontière jordano-palestinienne, après plusieurs heures d’interrogatoire. Ce jeune artiste et travailleur belge d’origine palestinienne a lui aussi été accusé de terrorisme par l’État israélien, bien qu’il n’ait jamais mis les pieds en Palestine ni en Israël auparavant, et qu’il soit lui aussi connu en Belgique pour son engagement citoyen en faveur des droits humains. Les chefs d’accusation qui lui étaient imputés ont été dissimulés un long moment, et plusieurs semaines se sont écoulées avant que Mustapha ne les apprenne. Il a également rapporté avoir été victime de mauvais traitements. Mustapha n’a pu voir son avocat que 20 jours après son arrestation en même temps que le consul, qui n’a pu lui rendre visite que deux fois depuis son arrestation. Tout contact avec ses proches lui a été refusé, la justice israélienne prétextant des raisons de «sécurité».

Notre ministre des Affaires étrangères est resté étrangement silencieux sur le cas de Mustapha, et on attend encore une prise de position officielle de sa part condamnant les traitements inhumains auxquels il est soumis. Au vu des conditions floues de son arrestation et des techniques illégales d’interrogatoire utilisées contre lui, sa libération immédiate devait être réclamée.

Au surplus, il est à noter qu’Amaya possède la double nationalité belgo-nicaraguayenne, ce qui complique théoriquement les efforts entrepris par notre corps diplomatique pour sa libération. Mustapha, lui, est exclusivement citoyen belge. Il s’ensuit qu’Israël ne retient donc pas dans ses prisons un de ses ressortissants ou même un ressortissant palestinien, mais bien un ressortissant étranger, en l’occurrence, un Belge. Si la diplomatie belge, et en particulier son chef, ne réagissent pas avec la plus grande fermeté pour Mustapha, chacun d’entre nous serait désormais en droit d’estimer qu’en cas d’arrestation arbitraire dans un pays quelconque, il ne trouverait aucun soutien auprès des autorités belges. Ce serait là un dangereux précédent que nous ne pouvons accepter.

Amaya et Mustapha. Deux ressortissants belges dans des situations similaires mais dont la prise en charge par nos services diplomatiques diverge considérablement jusqu’au plus haut niveau. Tout à fait louable, voire exemplaire dans un cas, partielle et imparfaite, voire inexistante dans l’autre. Nous sommes en droit de demander que soit respectée l’égalité entre chacun et chacune de nos citoyens, y compris hors de nos frontières.

L’engagement de la Belgique pour les droits de ses ressortissants à l’étranger ne peut être tributaire des intérêts géopolitiques ni des calculs diplomatiques liés à la nature du pays en face, que ce soit le Nicaragua ou Israël. Nous demandons donc à notre ministre des Affaires étrangères Didier Reynders de se positionner publiquement en faveur du respect du droit et de la libération de Mustapha auprès des autorités israéliennes comme il l’a fait pour Amaya auprès des autorités nicaraguayennes.

Ludo Abicht, professeur à l’Université d’Anvers
Marc Abramowicz, fondateur du centre Aimer à l’ULB
Mateo Alaluf, professeur honoraire à l’ULB
Karel Arnaut, professeur d’anthropologie à la KULeuven
Jos Beni, enseignant honoraire
France Blanmailland, avocate
Johannes Blum, enseignant à la retraite
Francine Bolle, maître de conférence ULB
Jean Bricmont, professeur émérite de l’UCL
Fabienne Brion, professeur à la Faculté de droit et de criminologie de l’UCLouvain
Gregorio Carboni Maestri, maître de conférences invité, UCLouvain ; enseignant en projet d’architecture, ULB
Lucie Cauwe, journaliste
Marie-Christine Closon, professeure emérite UCL en Economie de la santé
Michel Collon, auteur et journaliste d’investigation
Hélène Crokart, avocate
Ludo De Brabander, porte-parole Vrede asbl
Lieven De Cauter, philosophe, historien de l’art et auteur, RITCS, school of arts, & department of Architecture KULeuven
Herman De Ley, professeur émérite à l’Université de Gand
Marc David, professeur émérite à l’Université d’Anvers
Paul Delmotte, professeur retraité de l’IHECS, Bruxelles
Jean-Marie Dermagne, avocat et ancien bâtonnier à Louvain-la-Neuve
S
erge Deruette, professeur de sciences politiques à l’Université de Mons
Alexis Deswaef, avocat au Barreau de Bruxelles et président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme
Ruddy Doom, professeur émérite à l’UGent
Charles Ducal
, écrivain
Baudouin Dupret, CNRS/UCLouvain
Fabrice Eeklaer, secrétaire fédéral CSC Charleroi-Sambre & Meuse
El Battiui Mohamed,
ancien président de l’Assemblée Mondiale Amazigh
Pierre Galand,
ancien sénateur
Michel Gevers,
professeur émérite à l’UCLouvain
Pierre Gillis,
professeur à l’UMons
Corinne Gobin,
politologue à l’Université libre de Bruxelles
Johan Grimonprez,
artiste et cinéaste
Gwenaelle Grovonius,
députée fédérale et conseillère communale PS à Namur
Mejed Hamzaoui,
président de la filière Master en sciences du travail à l’ULB
Kristien Hemmerechts,
écrivaine
Hilde Heynen,
professeur à la KULeuven, département architecture
Wouter Hillaert,
journaliste et porte-parole de Hart boven Hard
Perrine Humblet,
professeure honoraire ULB
Heinz Hurwitz,
professeur émérite à l’ULB
David Jamar,
sociologue Umons
Marc Jacquemain,
professeur à l’ULiège
Gabrielle Lefèvre,
journaliste
Vincent Legrand,
professeur à l’UCLouvain
Marc Lenaerts,
professeur à l’ULB et à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles
Madeline Lutjeharms,
professeure émérite à la VUB
Frédéric Ligot,
secrétaire politique du Mouvement Ouvrier Chrétien
Paul Lootens,
ancien président de la Centrale générale FGTB
Victor Matteucci, Mediter –Réseau euro-méditerranéen pour la cooperation
Xavier May, chercheur à l’ULB
Anne Morelli,
professeure émérite à l’ULB
Jan Orbie,
directeur Centre for EU Studies (CEUS), Dept of Political Science, à l’UGent
Rosa-Rosso Nadine,
enseignante
Ryckmans Hélène,
députée ECOLO au Parlement wallon et au Parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles, sénatrice
Christiane Schomblond,
professeure émerite ULB
Dominique Surleau,
secrétaire générale de Présence et Action Culturelles
Dirk Tuypens,
acteur
Dirk Vandermaelen,
président de la Commission des Affaires étrangères, député fédéral SP.a
Claude Veraart, professeur émérite à l’UCL
Véronique Vercheval, photographe
Erik Vlaminck,
auteur, président du PEN-Vlaanderen
Luk Vervaet,
ancient enseignant dans les prisons
Dominique Willaert, Victoria Deluxe
Karim Zahidi,
philosophe à l’Université d’Anvers

Belle mobilisation pour Mustapha Awad à ManiFiesta

Une équipe motivée d’une vingtaine d’ami.e.s de Mustapha Awad a accueilli ce WE les participants de ManiFiesta dans la tente « Free Mustapha » « Boycott Israël » pour demander la solidarité pour Mustapha, détenu en Israël depuis le 19 juillet.

Des centaines de personnes ont signé la pétition, parmi lesquelles 11 organisations belges, 6 organisations internationales et de nombreuses personnalités, d’ici et d’ailleurs. Des dizaines et des dizaines de personnes ont accepté d’être photographié avec l’affiche.

Quand Raj’een danse pour Mustapha

Le groupe de danses palestiniennes traditionnelles Raj’een Dabkeh Group, dont Mustapha est cofondateur, s’est produit le samedi et, le dimanche, Rana et Basel ont répété l’opération. Leurs performances ont contribué fortement à la collecte d’argent.

1.029,05 euros, c’est le formidable résultat de la collecte et de la vente d’artisanat pour payer la défense juridique de Mustapha en Israël (dont le coût est de 15.000 €).
C’est aussi le résultat du soutien et de la générosité de centaines de sympathisants solidaires qui réclament la libération de Mustapha.

Mustapha est un travailleur, le mouvement ouvrier le défend

La FGTB de Charleroi, solidaire avec Mustapha

Mustapha, métallo, travaille à Volvo Gand. Après les signatures récentes de la CSC Charleroi-Sambre & Meuse, du MOC Charleroi-Thuin, de la FGTB/ABVV nationale, de la FGTB wallonne, de Vie Féminine, de la JOC, les représentants de la Centrale Générale de la FGTB et de la FGTB Métal de Charleroi, ainsi que la LBC – NVK (l’équivalent de la CNE-GNC) ont également posé leur signature. Plusieurs autres syndicalistes se sont fait prendre en photo pour réclamer la libération de Mustapha.

Et si Mustapha était détenu en Iran ?

Le cinéaste et écrivain Eyal Sivan pour la libération de Mustapha

Eyal Sivan, cinéaste et écrivain israélien, qui suit depuis la France ce qui se passe avec Mustapha, nous livre le commentaire suivant :

« Avec cette arrestation, les Israéliens « testent » jusqu’où ils peuvent aller avant que la Belgique n’intervienne. »

Mustapha, né dans un camp de réfugiés au Liban, est venu en Belgique en tant que réfugié et a obtenu la nationalité belge.

Il reçoit une assistance consulaire mais, comme le disait Alexis Deswaef, mandaté par la Ligue des Droits de l’Homme pour accompagner le Comité Free Mustapha, dans une interview à la RTBF : 

Anne Morelli, ancienne professeure de l’Université libre de Bruxelles et historienne belge, spécialisée dans l’histoire des religions et des minorités

« La moindre des choses, c’est que la Belgique obtienne de la part des autorités israéliennes des explications sur les motifs de cette arrestation, et de cette détention.

Et que des comptes soient rendus par rapport à ce qui nous revient comme conditions d’interrogatoire : plus d’une vingtaine d’heures d’auditions, privation de sommeil et de nourriture, mauvais traitements… Ce sont clairement des traitements inhumains équivalents à la torture, et il est absolument inacceptable que les autorités israéliennes agissent de la sorte avec un ressortissant belge.

C’est là que les autorités belges doivent faire tout le nécessaire pour mettre fin à ces violations des droits humains , et pour obtenir la libération de Mustapha Awad. »

Merci à toute l’équipe

Le Comité Free Mustapha a fait un superbe travail dans et autour de la tente « Free Mustapha » « Boycott Israël »:  merci à Abdellah, Carmen, Christophe, Franca, Isabelle, Jean-Claude, Fotoula, Krishna, Mélanie, Mohammed, Linda, Marie, Marie-Claire, Rana, Ria, Sandra, Stelio, Yamina, Yvette…

En parallèle, la Communauté palestinienne, intal, ABP, Palestina Solidariteit faisaient campagne dans leur propre tente, et plusieurs autres organisations affichaient la photo de Mustapha à leur stand.

Merci à tou.te.s ! Free Mustapha !!!


Photo à la une : Fatiha Dahmani, secrétaire syndicale de LBC-NVK

Une tente « Free Mustapha » à ManiFiesta

Dans le passé, c’était toujours un plaisir de rencontrer Mustapha Awad à ManiFiesta.

L’année passée à ManiFiesta

Membre et cofondateur du Raj’een Dabkeh Group, il s’y est produit comme danseur et tenait un stand à côté de la tente « Boycott Israël ».

Cette année, Mustapha ne sera pas là. Le 19 juillet il a été arrêté à la frontière entre la Jordanie et la Palestine par les autorités israéliennes et est emprisonné depuis en Israël.

La Plate-forme Charleroi-Palestine a décidé de transformer sa tente « Boycott Israël » en une tente « Free Mustapha ».

Nous y accueillerons Samidoun, le réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens et le Comité Free Mustapha.

Dans la tente vous trouverez évidemment des keffiehs et autres produits de la solidarité, des autocollants, des brochures pour la campagne BDS…

Mais surtout, vous pourrez y agir pour Mustapha !

-vous pourrez signer la pétition pour sa libération

-vous pourrez vous faire photographier avec une affiche « Free Mustapha »

-vous pourrez participer à la collecte pour payer ses avocats

-vous pourrez aussi jouer un rôle plus actif en assurant une permanence d’une heure ou deux heures dans la tente.

Soyez les bienvenu.e.s, marhaba, welcome !


Publié le 29/8/2018 sur Pour la Palestine